GPI Nr. 1/2008

 

 

 

 


 


Und zum Schluss noch dies... - Et pour finir…


Jean Martin: Obligation des soignants de se vacciner ? Publié in Revue médicale suisse, 2008, vol. 4, p. 86

L'éventualité de vaccination imposée est un thème classique de santé publique ainsi que médico-légal et médico-éthique. Il y une génération encore, les cantons suisses en connaissaient pour les enfants (la dernière dans le canton de Vaud a été celle contre la diphtérie, abrogée il y a une quinzaine d'années et qui n'était plus strictement appliquée). On se souvient que, au début des années 1980 et vu le succès de la campagne d'éradication de l'OMS, on a renoncé à la vaccination contre la variole. Dans une situation de " calme sanitaire ", on n'envisage plus dans nos pays de forcer des parents à vacciner leurs enfants (même la France, qui y tenait historiquement, vient de renoncer à imposer le BCG).
Il n'y guère de contestation de la notion que, en cas de menace grave, les pouvoirs publics sont légitimés à imposer une immunisation donnée afin d'éviter/limiter une épidémie dévastatrice (l'hypothèse d'une pandémie de grippe aviaire en fait débattre). La question d'une obligation des professionnels d'être vaccinés contre certaines maladies, pour leur propre protection comme pour celle de leurs patients, est plus discutée et disputée. Ainsi pour l'hépatite B - dont on sait que le vaccin est efficace et donne une protection de longue durée. Faut-il rappeler que, jusqu'au vaccin, les affections graves et même les décès sur hépatite chronique et cirrhose n'étaient pas rares chez les soignants. Or, pour des raisons souvent similaires à celles qui font refuser de vacciner les enfants (attirance pour les méthodes naturelles notamment), des professionnel(le)s déclinent la vaccination VHB. Qu'en dire ? Un Avis récent du Conseil d'éthique clinique des HUG (Attitude vis-à-vis des médecins et des soignants potentiellement infectieux…) conclut entre autres que " à l'embauche de tout nouveau collaborateur en contact avec les malades il soit proposé au futur employé un contrôle sérologique et, le cas échéant, une vaccination. Cette proposition deviendrait une obligation si un collaborateur devait travailler dans une zone à risque ". A ce dernier propos, il relève " Le fait qu'un soignant soit exclu d'une zone ou pratique à risque n'est pas une discrimination à proprement parler " (que l'exclusion résulte d'un status infectieux du soignant ou d'un refus de vaccination). Il rappelle le principe général de proportionnalité : dans ce domaine aussi il importe que les mesures prises voire imposées soient en rapport adéquat avec le danger à éviter. Plus loin : " Le Conseil tient à rappeler très fortement qu'il en va d'un devoir professionnel pour les soignants d'accepter de protéger les malades contre des affections (…) potentiellement létales en acceptant une vaccination contre ces maladies ". Et il cite des directives italiennes qui vont plus loin: " All health care workers must undergo hepatitis B virus vaccination and adopt the standard measures for infection control in hospitals ". Quant au principe, il paraît en effet difficile de refuser que la pratique d'une profession s'assortisse de devoirs.
S'agissant de l'hépatite B, on rappellera que le risque de transmission en cas de piqûre avec du sang contaminé est de 30% : risque majeur ! J'ai le souvenir, dans les années 1980, de professionnels extrêmement inquiets du risque VIH, pourtant au moins dix fois moindre que celui de VHB, alors qu'il refusaient la vaccination contre ce dernier virus… La position adoptée à l'époque par le Service de la santé publique était que l'employeur ne pouvait imposer cette vaccination à l'employé qui la refuse mais qu'il devait insister de manière appuyée en l'informant spécifiquement sur les risques qu'il prenait ce faisant. Quand à la question de savoir s'il est envisageable, au cas où l'employé est atteint dans sa santé par une affection dont il n'a pas voulu se protéger, de limiter les prestations compensatoires financières qui lui sont allouées - éventualité pas déraisonnable en soi dans un monde où on est censé assumer des responsabilités - elle soulève des questions délicates…


Oh Wehe!
"Mir reicht's - macht das ohne mich!" lautet der Untertitel dieses Cartoon-Buchs für "Schwangere und andere Menschen" von Heike Wiechmann (Mabuse-Verlag, ISBN 978-3-938304-65-5, 15.90 Euro). Die Autorin schreibt dazu: "Es war ein heisser Sommer. Beide Füsse in einem Eimer kalten Wassers wartete ich auf die erste Wehe. Der Stichtag war seit fünf Tagen verstrichen, und auf dem Anrufbeantworter häuften sich die "Na, isses denn schon da?"-Anrufe. Um mich abzulenken, begann ich, alles herumliegende Papier mit schlecht gelaunten Schwangeren zu bekritzeln. Meine Hebamme war begeistert."


Quelle: "Gesundheitspolitische Informationen" (GPI), Nr. 1/2008.